Le saviez-vous ?

Brillance? Tension de surface? Pression?… demandez notre cahier technique imprimé, en voici quelques extraits

1-Brillance

La brillance n’est pas forcément meilleure avec un dépôt de vernis plus grand (film plus épais), mais avec un étalement homogène du film et son lissé : il faut laisser celui-ci se former, avec une longueur machine, une vitesse, des températures et des viscosités appropriées (TMFF, T° four).

La brillance vernie augmente cependant avec :

    • -des encres et vernis UV (jusqu’à 85% en ligne),
    • -des encres sans mouillage ou encore hybrides,
    • -un double vernissage (deux acryliques = 75%),
    • -un séchage moins rapide et un temps d’étalement plus long,
    • -en repassage (humide sur sec),
    • -sur un support lisse et brillant,
    • -avec une très forte épaisseur déposée (jusqu’à 5 fois plus) en sérigraphie,
    • -ou encore avec un angle de mesure plus vertical (généralement on retient 60°).
    • Mais elle baisse après le séchage et il vaut mieux la mesurer quelques heures après.

2-Pression entre cylindres

La pression entre cylindres porte-clichés et contrepression, ou entre porte-clichés et anilox garantit le transfert mais n’augmente pas le dépôt de vernis, au contraire car elle peut déformer le cliché et bloquer une partie du vernis. L’épaisseur et la régularité du film de vernis s’obtiennent plutôt en jouant sur le volume d’anilox, les tensions de surface et les viscosités. Et un cliché transfère bien lorsque la touche « kiss print » est règlée à quelques mm…

On choisira un cliché assez tendre et une pression assez faible pour

    • - bien transférer sur des supports irréguliers ou peu calibrés,
    • - absorber les défauts d’une machine plus usée mécaniquement,
    • - compenser légèrement un débit trop fort d’anilox

En revanche, on peut exercer une pression plus élevée, avec un cliché dur, et un habillage plus tendre ou compressible, sur des supports lisses et calibrés, avec un anilox adapté.

Ce phénomène peut se comparer à un pneu sur une route : gonflé et donc dur il peut encaisser une forte charge sur une route lisse, moins gonflé et tendre il acceptera moins de charge (moins de serrage entre cylindres), mais supportera les petits défauts de revêtements de route…

3-Tension de surface entre liquide et solide

La tension ou énergie de surface d’une substance, mesurée en mN/m ou dyn/cm ou mJ/m2, correspond à sa cohésion moléculaire, qui se traduit en surface par une attraction dirigée seulement vers l’intérieur (déséquilibre interfacial). Deux gouttes d’eau se réuniront en une seule goutte, dont la superficie et la tension de surface totales sont plus petites, parce que celles-ci tendent à se réduire pour favoriser la cohésion homogène (stabilisation interne).

Si un solide en contact a une énergie de surface plus faible, celle du liquide maintiendra la surface de contact réduite (sphérique : phénomène de la goutte qui ne s’étale pas car l’attraction intérieure est plus forte). Si l’énergie du solide est plus forte, le liquide s’étale, d’autant plus que les forces du solide « annulent » sa propre cohésion, l’attirance interfaciale domine et la surface de contact entre solide et liquide augmente.

Les autres questions de notre cahier technique du vernissage… Demandez-le nous!

4-Laize incomplète

5-Formats de feuille

6-Vernis UV

7-Blanchets

8-Creux de cylindres et anamorphose

9-Séchage des encres offset

10-Cylindres anilox